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Petit Patrimoine

Le petit patrimoine se compose de tous les éléments, matériels ou immatériels, qui témoignent d’une civilisation, de sa culture, de ses coutumes etc. et qui n’est pas classé comme patrimoine national. Notre région porte physiquement les empreintes de ses traditions et usages rituels. Chaque commune entre Loire et Sologne est empreinte de ses souvenirs, bien vivants.

Nous vous proposons donc de descendre la Loire, puis de nous enfoncer en Sologne pour découvrir pas à pas, les éléments de ce petit patrimoine à ne surtout pas manquer.

 

Balade à la découverte du petit patrimoine

A Guilly,

le méandre de Loire classé au Patrimoine de l’Humanité par l’UNESCO est marqué par une croix parée d’une plaque de cuivre portant inscription. La « Croix Tibi » aurait été plantée en 1812 par « Tibi le marinier » miraculeusement sorti indemne d’un terrible embâcle de Loire en signe de reconnaissance. A Bouteille, ancien hameau de mariniers de Loire, l’ancienne tuilerie domine le fleuve de sa silhouette élancée. En arrière-plan, vous pourrez admirer le Moulin de Bel-air datant du XVIIIe siècle et tout de même inscrit à l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques depuis 1987.

 

Neuvy-en-Sullias

présente un patrimoine bien antérieur puisque c’est un trésor archéologique qui y a été mis au jour. Des objets en bronze gallo-romains, un cheval dédié au dieu Rudiobus, trois sangliers, un bovidé et un cerf, des statuettes, une longue trompe de bronze et des ustensiles composent cet ensemble. Ce trésor est visible au musée historique et archéologique de l’Orléanais situé dans l’Hôtel Cabu à Orléans.

 

Saint-Père-sur-Loire

possède une croix édifiée le 7 septembre 1835 rendant hommage à Saint-Nicolas qui, selon la légende, aurait traversé la Loire et accosté à cet endroit. Cette croix est destinée à préserver les mariniers du naufrage et l’on disait autrefois qu’il suffisait de la serrer trois fois dans ses bras pour se marier dans l’année !

Notez qu’à Saint-Père-sur-Loire le site « entre-les-levées » est classé au Conservatoire du Patrimoine Naturel de la région Centre.

 

A Sully-sur-Loire,

le quartier des mariniers autour de l’Eglise Saint-Germain compte de nombreux exemples de petit patrimoine. Remarquez les marques de crues sur certaines façades, l’architecture traditionnelle des maisons du quartier, avec leurs organeaux autour des fenêtres. Remarquez également les bornes ligériennes. Voir encadré.

 

A Saint-Aignan-le-Jaillard,

les vestiges de la chapelle d’un ancien prieuré bénédictin ainsi que les corps de ferme anciens sont les témoins de l’architecture locale religieuse et civile.

 

Lion-en-Sullias

préserve un patrimoine datant du néolithique. Son tumulus notamment suscite toujours l’intérêt des archéologues tandis que la « Pierre Crapaud » est un mégalithe néolithique à la silhouette de batracien. Deux châteaux témoignent d’un passé moins ancien mais tout à fait passionnant puisque le Château de La Ronce sur les bords de Loire fut un lieu de séjour de Voltaire, tandis que le Château de Cuissy servit de refuge à Jeanne d’Arc.

 

Viglain

Quittons les bords de Loire et accédons par Viglain à l’orée de Sologne. Ce charmant village est d’ailleurs entouré de petites collines boisées. L’accueil de la mairie héberge la plus ancienne cloche du Loiret fondue en 1403. La commune renferme également une borne de la méridienne verte pour sa situation sur le tracé de la fameuse voie. Enfin, le lavoir de Viglain évoque toujours les conversations des femmes qui lavaient leur linge en groupe au cœur des villages.

 

Isdes,

charmant bourg, présente un bel exemple d’architecture solognote. En effet, entourée de forêts la Sologne a longtemps privilégié les maisons à colombages jusqu’au XIXe siècle avec le développement des briqueteries. Tout d’abord destinée à restaurer les torchis, les briques se sont finalement imposées comme un appareil à part entière. Posées à plat ou en « feuilles de fougères », elles ornent désormais les façades alignées parallèlement à la rue principale du village et contribuent à l’unité et à la beauté des villages.

 

Villemurlin

est le village des échelles bleues. De nombreuses façades de briques arborent des échelles bleues perpétuant la particularité locale du début du XXe siècle. La fête du village, fin septembre, permet d’ailleurs aux habitants de redoubler d’inventivité avec un concours d’échelles bleues décorées, égayant les rues.

 

Saint-Florent-le-Jeune

est un bourg solognot fondé par des moines. Saint-Florent, saint protecteur des noyades était à l’origine d’un pèlerinage très fréquenté. Aujourd’hui vous irez pour randonner entre trois vallées, la Turlurette, la Sange, la Beuvrière et de nombreux étangs. De son point culminant à 160 m, à la Croix des Picots, le panorama sur les campagnes des bords de Loire est superbe.

 

Cerdon-du-Loiret,

étymologiquement « lieu de sources » se situe sur une voie romaine tracée entre Orléans et Sancerre. A la frontière des départements du Loiret et du Cher, la commune possède, en partage avec Argent-sur-Sauldre un vaste étang. L’étang du Puits offre une plage de sable et une aire de loisirs, c'est aussi est un superbe réservoir de la faune et de la flore locales. Un point d’information vous permettra de découvrir les espèces habitantes. Les maisons à colombages des XVIIe au XIXe siècles, la lucarne à auvent en bois de chêne sur la place du marché, les deux lavoirs typiques sur la rivière Surget et les locatures (maison d’ouvrier agricole dès le XVIe siècle) sont autant d’opportunités de découvrir des éléments architecturaux solognots.

 

GALERIE-PORCHE OU CAQUETOIRE

 Un caquetoire est une galerie-porche qui précède l’entrée d’un édifice religieux. C’est un avant-corps ouvert accolé à l’église couvrant une façade et/ou l’entrée. Les galeries-porches s’inspirent des cloîtres. Très longtemps construit en pierre puis en briques, le caquetoire peut être aussi de bois. C’est une des particularités des églises en Sologne datant des XVe et XVIe siècles. A l’origine, cette galerie-porche a une triple vocation :

 - C’est un lieu de recueillement et de prières, des reliques de Saints peuvent y être enterrées…, la galerie-porche a alors un rôle sacré.

- Sa deuxième fonction est de protéger l’entrée du sanctuaire souvent construite en pierre de taille (arc de triomphe de style roman),

- et enfin elle abrite les paroissiens pour leur permettre de discuter, caqueter (langage populaire) après l’office.

En conclusion c’est un lieu de vie, d’animation.

Différents caquetoires à la forme, aux styles et matériaux différents à :

 

BORNES DE LOIRE

Les bornes ligériennes sont des blocs de pierre blanche posées le long des berges de la Loire. Elles ont été installées au milieu du XIXe siècle par les Ponts et Chaussées.
Cylindriques ou carrées, trois types de bornes jalonnent le fleuve :Les bornes carrées sont des bornes-repères de nivellement situées aussi bien sur la rive gauche que sur la rive droite de la Loire. Elles sont gravées d’un numéro suivi d’une lettre. Le « M » signifie montant (amont), le « D » descendant (aval). La numérotation part du Méridien de Paris. La borne 0 se trouve sur la levée de Loire entre Saint-Père-sur-Loire et Saint-Benoît-sur-Loire ainsi que sur la rive gauche. Implantées sur des points hauts comme les levées, elles sont espacées d’un kilomètre réel environ.


Les bornes cylindriques :
  • Au nord de la Loire, elles sont frappées d’un numéro. Elles indiquent la distance en kilomètre parcourue par la Loire de l’est à l’ouest du département. Pour le Loiret, la numérotation démarre du point K1 pour se terminer au point K129.
  • Au sud de la Loire, les bornes ont une numérotation continue. Elles indiquent en kilomètres la longueur de la partie navigable de la Loire. Le point de départ se situe à Iguerande en Saône-et-Loire (point de départ de la Loire navigable) et s’arrête à l’estuaire à Saint-Nazaire (44).